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Nadia Vadori,
Prix Nouveau Talent Chorégraphie 2003
Se serait-elle jadis fourvoyée en suivant les cours de l’école Estienne
où l’on enseigne, comme chacun sait, les arts graphiques?
Ce n’est pas ainsi qu’on devient chorégraphe, si? Mais des écoles,
des universités, des ateliers, Nadia Vadori en a fréquenté quelques
autres, en France, aux États-Unis, au Canada et la voilà chorégraphe,
certes, tout comme elle est plasticienne et capable aussi de réaliser
un film, ou de chanter, ou de peindre, etc.
Nadia Vadori s’inscrit dans une mouvance qui réunit des personnalités
et des esthétiques aussi différentes que celles de Sasha Waltz ou
celles d’un Alain Platel, par exemple, et dans laquelle la pratique
de la danse tend à s’élargir dans la pratique d’un art total du
corps.
Elle n’a créé sa propre compagnie qu’en 2001. À l’issue de longues
années d’apprentissage et de recherche, Nadia Vadori se juge enfin
digne de “débuter”.
Tant de patience et une si belle humilité sont des qualités rares.
Elles reçoivent aujourd’hui leur première récompense. Gageons que
ce ne sera pas la dernière.
Pascal Lainé
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