TÉLÉRAMA
2 février 2005 -
Cathy Bisson
À LA CARTOUCHERIE
Nadia
Vadori revisite de façon contemporaine
un vieux conte du grand nord.
C'est un conte inuit
propagé depuis la nuit des temps
ou presque, la légende de la femme squelette, que la
chorégraphe multicasquette Nadia Vadori a (très
librement) réécrit pour le mettre entre les mains
de musiciens, de vidéastes et de comédiens qui
dansent. Et dans la bouche d'un conteur, personnage sans âge,
poétique et torturé, qui a connu, aimé,
perdu et cherche la "femme squelette". Retour sur
la légende d'hier et l'une des digressions que Nadia
Vadori met en scène aujourd'hui. La légende :
(...) La digression amoureuse : "Dans
les jeux de séduction, on va un peu à la pêche
sans savoir où on met les pieds. souvent pour se retrouver
avec quelque chose de plus compliqué que prévu,
qui pourra nous faire battre en retraite. Mais quand on fuit
quelqu'un, on ne se pose jamais la question de savoir si nous
ne l'avons pas vraiment pêché, entraîné malgré lui
derrière nous. Et puis on se rend compte que la fuite
ne règle rien, qu'on ramène tout ça chez
soi. Alors que si on s'approche de l'autre, on lui rend sa
liberté, ce qui pourra déboucher - ou pas - sur
une histoire commune.
TT Des poissons rouges nagent dans sa valise translucide.
Entouré de quatre comédiens danseurs et d'écrans
vidéo, l'homme, manipulateur de textes et d'objets dit
l'histoire d'une femme qu'il aurait croisée. "La
femme squelette", sortie d'une légende inuite que
la multiartiste chorégraphe Nadia Vadori adapte très
librement à coups de digressions et d'associations d'images,
oniriques et drolatiques. Des élucubrations visuelles
où l'on plonge comme dans un rêve éveillé,
embarqués par une bande-son tour à tour atmosphérique
et fougueuse, face à des danses d'enfants-adultes ou
de squelettes, de couples qui se harponnent et se poursuivent...
en deux mots: aquatique et épidermique.
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LE
PARISIEN - édition 77
Janvier 2005
- Hervé Sénamaud
UN CONTE INUÏT
devenu ballet moderne
La prolifique et éclectique
compagnie les Souliers Rouges frappe de nouveau un grand
coup avec sa toute dernière création
« La femme
squelette » (...). La chorégraphe et metteur en scène
Nadia Vadori, a très librement adapté un ancestral
conte inuit pour aboutir à une oeuvre pluridisciplinaire
:
la danse bien sûr, mais aussi le texte, la vidéo,
les images de synthèse et la musique électronique
sont des parties essentielles de ce spectacle résolument
ancré dans le 21ème siècle. (...)
Servie d'une
pléiade de danseurs d'artistes inventifs, la « Femme
squelette est donc une très belle ode à la danse
et donc à la vie.
LA TERRASSE
Janvier 2005 -
E. Dubourg
(...) Nadia Vadori (...) réunit sur scène une danseuse à la
fois diaphane, espiègle et arachnéenne, des comédiens impliqués
dans le texte et le geste, un montage son et un travail d'images boulimiques.
(...) Un rythme s'installe (...) dans une atmosphère poétique
de trouvailles lumineuses. Un authentique conte d'hiver pour tous publics.
L'AVIS D'EVENE.FR
28 jan 2005. - M.Le Coultre
ÉPATANT, TOUT SIMPLEMENT
Nadia Vadori nous offre un spectacle
proche du "théâtre-dansé". Cette
femme squelette est une légende ancienne... et pourtant
tout y est moderne. La chorégraphie, bercée par la
musique et le jeu de lumières, est omniprésente et
devient texte. Les acteurs s'y donnent corps et âmes pour
nous faire ressentir chaque émotion, chaque geste ; tout
y est gracieux. En tant que spectateur, on ne peut que se laisser
capter par cette atmosphère, cet aura. On se laisse emporter,
transporter par cette histoire, on est captivé, subjugué.
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MARIANNE-EN-LIGNE.FR
Elodie Vialle
UNE VIEILLE LÉGENDE INUÏT AUX RÉSONNANCES CONTEMPORAINES
Décalé et novateur, « La femme squelette » met
en scène un conte ancestral...et fait de la danse le seul
repère d'un monde déstructurant.
Nadia Vadori revisite cette légende inuit dans un spectacle à la
fois joué et dansé, et où les acteurs se taisent
pour mieux faire parler leur corps. (...) La raison du spectateur
s'égare dans ce monde où plus rien n'est réel.
Il doit, à l'image du pêcheur,reconstituer un à un
les fragments de « La femme squelette » et « imaginer
une autre réalité pour ne pas voir cette femme mourir
du haut des rochers », comme le conseille le conteur. Car
si l'image de la femme squelette revient sans cesse, le spectacle,
comme la vie, doit continuer. Le passé ne doit pas nous
empêcher de communiquer, et la danse peut insuffler un rythme à nos
vies, comme le suggère Nadia Vadori dans un spectacle poétique
et enchanteur.
WWW.AVOIR-ALIRE.COM
mercredi 26 janvier 2005 - Georges Ghika
À PARTIR D'UN CONTE INUÏT
Nadia Vadori construit un spectacle total où s'entrecroisent
danse, vidéo et poésie. Pénétrant
et magnifique.
A partir de ce simple conte, de toute la
symbolique qui s'y rattache et en ajoutant, affirme-t-elle, d'autres
mythes, Nadia Vadori crée
une véritable cosmogonie sur la scène. Mêlant
danse, vidéo et poésie, elle nous parle de l'enfance,
de la création, de l'infiniment grand ou de l'infiniment petit
avec une réelle délicatesse et sans qu'il soit indispensable
de tout comprendre. Juste se laisser emporter par ses sentiments...
Sans négliger l'humour, elle arrive à mettre en relation
le visible et l'invisible, le commencement et la fin, la sensualité et
la difficulté d'exister.
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